Secteur
Bâtiments tertiaires
La fiche s'applique aux bâtiments tertiaires situés en France métropolitaine. Pour un site industriel, c'est la fiche IND-UT-116 qui s'applique.
Fiche d'opération standardisée
« Système de régulation sur un groupe de production de froid permettant d'avoir une haute pression flottante ». C'est l'opération qui finance la régulation de vos centrales frigorifiques dans le bâtiment tertiaire — et son équivalent industriel porte le code IND-UT-116.
La fiche BAT-TH-134 est la fiche d'opération standardisée du dispositif CEE qui finance l'installation d'une régulation en haute pression flottante sur un groupe de production de froid, dans un bâtiment tertiaire. Elle exige une étude technique préalable et retient une durée de vie conventionnelle de 14 ans.
La fiche vise la mise en place d'un système de régulation qui calcule en continu la consigne optimale de pression de condensation en fonction de la température extérieure mesurée, et qui régule cette pression en ajustant la puissance de refroidissement au condenseur.
Une centrale frigorifique classique condense à pression fixe, calée sur les conditions les plus défavorables de l'année — disons 45 °C de température de condensation, pour tenir un 35 °C extérieur en août. Le reste du temps, cette consigne est absurde.
En janvier, par 5 °C dehors, l'installation pourrait condenser bien plus bas. Chaque degré de condensation gagné réduit le taux de compression, donc le travail demandé au compresseur : l'ordre de grandeur admis dans la profession est de 2 à 3 % de consommation électrique par degré. Sur une saison de chauffe entière, l'écart devient considérable.
La régulation en haute pression flottante fait exactement cela : elle laisse la pression de condensation « flotter » au plus bas que les conditions extérieures permettent, en jouant sur les ventilateurs du condenseur, tout en gardant la marge nécessaire au bon fonctionnement du détendeur.
L'intérêt économique de l'opération tient à ce qu'elle ne touche pas à l'architecture de la centrale : on ajoute un automate, des capteurs de pression et de température, et on câble la commande des ventilateurs. Les compresseurs, le condenseur et les évaporateurs restent en place.
Reprises de la fiche officielle. Elles conditionnent la délivrance des certificats : un dossier qui s'en écarte est rejeté.
Secteur
La fiche s'applique aux bâtiments tertiaires situés en France métropolitaine. Pour un site industriel, c'est la fiche IND-UT-116 qui s'applique.
Mise en œuvre
La pose doit être réalisée par un professionnel. La preuve de réalisation mentionne la mise en place d'un système de régulation sur un groupe de production de froid, ou à défaut la marque et la référence de l'équipement, accompagnées d'un document du fabricant.
Document obligatoire
Elle doit être établie par un professionnel ou un bureau d'études et préciser les besoins en froid de l'installation, la puissance électrique nominale nécessaire à son fonctionnement, ainsi que les caractéristiques du groupe — mono-compresseur ou multi-compresseurs — et sa puissance électrique nominale totale en kW.
Exclusion
Pour la climatisation de confort des occupants, hors centre de données, l'opération ne s'applique pas aux bâtiments neufs relevant de la catégorie CE1 au sens des arrêtés du 26 octobre 2010 et du 28 décembre 2012.
Durée de vie conventionnelle : 14 ans. C'est la durée sur laquelle les économies sont valorisées dans le calcul des certificats — elle est fixée par la fiche, pas négociable.
Le volume se calcule en multipliant le montant du barème par la puissance électrique nominale totale du groupe de production de froid, en kW.
La puissance à retenir est celle figurant sur la plaque signalétique du groupe, ou à défaut celle indiquée par le fabricant. La puissance des compresseurs de secours n'est pas comptabilisée.
Une installation de réfrigération est valorisée près de dix fois plus qu'une climatisation de confort, à puissance égale. La logique est simple : un meuble frigorifique ou une chambre froide tourne toute l'année, de jour comme de nuit, quand une climatisation de confort ne fonctionne qu'une partie de la belle saison. Les heures de fonctionnement, donc les économies, n'ont rien de comparable.
C'est aussi pourquoi la grande distribution, la logistique frigorifique et l'agroalimentaire sont les premiers bénéficiaires de cette opération.
La fiche classe en condensation par rapport à l'atmosphère les condenseurs à air sec, adiabatiques ou non, les condenseurs à eau associés à un aéroréfrigérant, les condenseurs évaporatifs, et les condenseurs à eau associés à une tour ouverte ou fermée, hybride ou non.
Relèvent de la condensation à eau seule les condenseurs alimentés par l'eau d'une nappe ou d'un cours d'eau. Le gisement y est plus faible : la température de la source varie peu sur l'année, donc la pression de condensation flotte moins.
H1 couvre le nord et l'est de la France, H2 la façade atlantique et le centre-ouest, H3 le pourtour méditerranéen. Plus le climat est froid, plus l'écart entre la consigne fixe et la condensation réellement atteignable est important — d'où un barème dégressif du nord au sud.
La même opération existe pour les sites industriels, sous un code distinct.
« Système de régulation sur un groupe de production de froid permettant d'avoir une haute pression flottante ». Même intitulé officiel que BAT-TH-134, appliqué au secteur industriel, avec son propre barème et ses propres conditions.
Son pendant en basse pression flottante : la régulation agit cette fois sur la pression d'évaporation. Un même régulateur peut piloter les deux ; la possibilité de valoriser les deux fiches sur un groupe se vérifie selon les règles de cumul en vigueur.
Nous déterminons à la prévisite quelle fiche s'applique à votre site, et vérifions la version en vigueur du barème à la date d'engagement de l'opération.
La fiche exige une étude technique préalable établie par un professionnel ou un bureau d'études. Ce n'est pas une formalité : c'est le document justificatif spécifique de l'opération, celui que l'obligé et les organismes de contrôle examineront.
C'est précisément notre métier. Nous relevons les caractéristiques du groupe, établissons l'étude, montons le dossier auprès de l'obligé, coordonnons la pose, puis vérifions les économies obtenues.
Un point à connaître avant tout : le dossier doit être signé avant le démarrage des travaux. Un chantier déjà engagé ne peut plus être valorisé, quelle que soit la qualité de l'installation.
Sur l'exactitude de cette page : les conditions et les barèmes reproduits ici proviennent de la fiche officielle BAT-TH-134, consultée le 15 octobre 2026 sur le calculateur de l'ADEME. Les fiches d'opérations standardisées sont périodiquement révisées : la version applicable est celle en vigueur à la date d'engagement de votre opération. Nous la vérifions systématiquement avant de monter un dossier. Page mise à jour le .
Non. L'opération porte sur l'ajout d'un système de régulation — automate, capteurs de pression et de température, commande des ventilateurs du condenseur. Les compresseurs, le condenseur et les évaporateurs restent en place. C'est ce qui rend l'opération rapide et peu coûteuse, même sur des installations anciennes.
H1 couvre le nord et l'est de la France, H2 la façade atlantique et le centre-ouest, H3 le pourtour méditerranéen. La zone est déterminée par le département d'implantation du groupe de production de froid, et nous la vérifions lors de la prévisite.
L'intitulé officiel est identique, mais le secteur d'application diffère : BAT-TH-134 vise les bâtiments tertiaires en France métropolitaine, IND-UT-116 les sites industriels. Chacune a son propre barème et ses propres conditions. Le choix dépend de la nature du site, pas du type de matériel installé.
Oui. Sur une même centrale, la régulation en haute pression flottante se combine fréquemment avec la récupération de chaleur (BAT-TH-139), elle aussi réservée au tertiaire. Chaque opération fait l'objet d'un dossier distinct, et nous déterminons l'ordre le plus favorable lors de l'étude. Sur un site industriel, les fiches équivalentes sont IND-UT-116 et IND-UT-102.
Comptez quelques semaines entre la prévisite et l'engagement de l'obligé, selon la complexité de l'installation et la disponibilité des pièces techniques. Le point déterminant n'est pas la durée mais la chronologie : le dossier doit être signé avant le démarrage des travaux.
La prévisite technique et l'étude d'éligibilité sont gratuites et sans engagement. Nous vous disons si l'opération s'applique, et ce qu'elle rapporte.